Le diamant, meilleur ami de la femme?

Men grow cold as girls grow old, and we all lose our charms in the end but square cut or pear shape these rocks don't lose their shape, diamonds are a girl's best friend.

Nous gardons tous en mémoire cette célèbre chanson chantée par une Marilyn Monroe décapante dans la comédie musicale d’Howard Hawks, « Les hommes préfèrent les blondes », l’histoire d’une jeune femme amoureuse des diamants. Au sommet de leur art, Marilyn Monroe et Jane Russell tournent en dérision l’amour des hommes, qui bien évidemment chérissent leurs femmes ou leurs amantes lorsque la bourse se porte bien, mais un peu moins lorsque celle-ci dégringole. Les hommes, ainsi que les femmes, sont inévitablement condamnés à vieillir, mais par chance, les diamants offerts en gage d’amour, taillés princesse ou poire, ne perdent jamais de leurs éclats, ce qui font d’eux de véritables et parfaits compagnons de vie.

Diamonds are forever : un gage d’amour à l’autre…

Nous sommes alors au début des années 50, à l’aube d’une nouvelle ère. De Beers possède alors le monopole du marché du diamant, et sa campagne, “Diamonds are forever” marque alors les esprits. De Marilyn Monroe en passant par James Bond, son slogan devient légendaire. Pierre aux mille facettes, dont l’éclat ne meurt jamais, le diamant sera dorénavant le gemme de prédilection pour tout prétendant souhaitant déclarer son amour à sa future femme. 

Car il n’existe pas deux diamants identiques, ni par leurs coupes, ni pas leurs tailles, ni par leurs couleurs. Âgés d’un à trois milliards d’années, ils racontent une histoire inébranlable, et sont la matière la plus solide qui soit. Pas étonnant qu’ils deviennent le symbole d’une promesse et gage d’un amour absolu, et qu’ils se transmettent tels des trésors: le diamant est éternel.

… Mais aussi à soi

Mais désormais, il n’est pas seulement gage d’amour à l’autre, il est aussi gage d’amour à soi. Fini l’époque des pin-ups des années 50 ou des modèles figés, la femme est désormais plurielle. Sa place dans la société évolue, et les parures qu’elle arbore aussi.  Elle peut-être mère de famille, mère célibataire ou célibataire tout court. Elle peut choisir de donner priorité à son foyer ou à sa carrière, ou les deux. Elle peut être sage et enfant terrible, vertueuse et effrontée.  Elle peut choisir de recevoir des trésors ou décider de partir à leurs conquêtes. Elle peut être une Marilyn Monroe ou une Jane Russell, mais elle est avant tout elle-même, et peut-être tout à la fois. La femme comme unité n’existe plus, mais les femmes, elles, dans toute leur diversité, existent bel et bien.

Qu’elles acceptent un bijou comme un présent de la part d’un être aimé, ou qu’elles se l’achètent elles-mêmes, les femmes sont désormais actrices de leurs temps et racontent leurs propres histoires, collectives et individuelles. Ainsi que leurs gemmes. Petits, grands, discrets, élégants, raffinés ou grandiloquents, les bijoux ne cessent de raconter la femme – les femmes – dans toute leur complexité.

Mais pas à n’importe quel prix. Car si à chaque femme correspond l’éclat d’une pierre et qu’à chaque pierre correspond l’éclat d’une femme, les gemmes ont eux aussi leurs propres histoires. De par leurs origines ou les mains qui les ont travaillé ou façonné, la petite histoire rejoint la grande, et un trésor peut en cacher un autre. C’est pourquoi le choix d’un joailler comme compagnon de vie est tout aussi devenu crucial. À une époque où l’éphémère s’allie à l’éternel, où l’individuel rime aussi avec l’universel, la notion de responsabilité doit être l’essence même du travail de joaillier, et au centre même de l’achat d’une pierre.

C’est pourquoi nous pensons que les femmes peuvent -et doivent- se raconter, mais pas de n’importe quelle manière. Et si nous avons commencé cet article par des icônes d’un autre temps qui ont marqué l’Histoire, nous le terminerons avec une toute autre icône, un brin plus actuelle, une femme qui est avant tout elle même: Comme le chante si bien Rihanna, “Shine bright like diamonds”. Brillez comme des diamants, oui, mais pas n’importe lesquels.



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