Huit bagues de fiançailles emblématiques de leurs fiancées 2/2

On vous racontait ici l’origine de la tradition des bagues de fiançailles, et l’histoire de quatre de ces bagues qui, selon nous, sont à l’image de celles qui les ont choisies ou reçues: Marie de Bourgogne, Jackie Kennedy, Audrey Hepburn et Marilyn Monroe. Place aujourd’hui à quatre autres bagues, tout aussi emblématiques des fiancées qui les ont portées : Grace Kelly, immense actrice puis princesse, Elizabeth Taylor, éblouissante et turbulente, Lady Di, en quête de liberté face à la couronne britannique, et pour finir en beauté: Kate Moss, véritable mythe vivant.

bagues de fiançailles légendaires: Grace Kelly, un diamant taille émeraude d’exception

Nous terminons la série des bagues mythiques des années 50 avec notre dernière icône de cette décennie, mais pas des moindres: Grace Kelly. Elle est révélée dans le fameux western Le train sifflera trois fois, en 1952. Elle devient alors la muse fétiche d’Alfred Hitchcock, qui ne cesse de s’appliquer à transcrire à l’écran la sensualité de sa froideur – apparente. Elle rencontre le prince Rainier III au festival de Cannes, en 1955. Et très vite, en 1956, l’annonce de  leurs fiançailles est officielle. Rainier lui a alors offert un simple anneau d’éternité, pavée de diamants ainsi que de rubis, à l’image du feu et de la glace qui habitent sa future femme. Or, il s’aperçoit que les actrices de son calibre portent des bagues de fiançailles un peu plus… Volumineuses. Ne voulant pas que sa femme – dont la renommée est désormais mondiale – soit en reste, il lui offre donc une bague en or blanc, surmontée d’un diamant taille émeraude de 10,47 carats, bordé par deux baguettes. La taille émeraude est une de celles les plus sophistiquées et distinguées, à la classe inégalable. Elle est pratiquée sur les diamants d’une pureté exceptionnelle. Une bague qui va donc à ravir à la muse hitchcockienne. Grace Kelly, en passe de devenir “Son Altesse Sérénissime la Princesse Grace de Monaco” (pour les intimes, vous pouvez dire “Grace de Monaco”) accepte de renoncer à sa carrière cinématographique après la comédie musicale High Society. Elle ne quittera plus jamais sa bague et exigera d’ailleurs de la porter lors de sa dernière apparition à l’écran: on voit d’ailleurs dans la bande annonce la scène où, allongée nonchalamment sur le sofa, elle s’amuse à frotter sa bague contre un coussin en soie pour la faire briller.  

The Elizabeth Taylor Diamond

Ah, Liz. Icône, actrice mythique. Celle qui déclarait que “dans la vie, il n’y a pas que l’argent, il y a aussi les fourrures et les bijoux” s’est mariée huit fois: or, personne n’ignorait que c’était une inconditionnelle de la joaillerie, et ses fiancés, encore moins. Nous avons donc dû  faire des choix, même si elle méritait probablement plus qu’une seule mention dans cette liste. Nous nous sommes donc concentrés sur le “Krupp diamond”, diamant mythique offert par le grand amour de sa vie, Richard Burton, avec lequel elle s’est mariée -et divorcée- deux fois. Nous sommes désormais au début des années 60, plus exactement en 1963. L’actrice incarne l’un de ses personnages les plus légendaires, celui de la reine Cléopâtre. Et elle se passionne pour l’interprète de Marc Antoine, son partenaire à l’écran: Richard Burton. La passion est partagée et ils deviennent l’un des couples les plus mythiques de l’histoire du cinéma américain, mais aussi l’un des plus turbulents. Ils se marient en 1964, et Richard Burton lui offre le Krupp en 1968, monté sur un anneau. Quatre ans plus tard certes, mais ce n’est qu’un détail pour l’actrice, qui la considère comme sa bague de fiançailles. Un diamant taille radiant, de 33,19 carats, éblouissant et exubérant comme sa propriétaire. Loin d’être la pièce la plus volumineuse de sa collection, elle devient sa grande favorite. Elle déclare d’ailleurs au sujet du Krupp Diamond: “Les coupes de cette pierre, si ravissantes, sont comme des étapes qui mènent à l’éternité et au delà. Pour moi, le Krupp dit: je veux partager ma chimie – ma magie – avec toi.” Nous, chez Hope, nous ne doutons pas qu’Elizabeth Taylor sait parler le diamant, et nous sommes bien d’accord avec elle. Elle le porte presque toujours, même dans ses films. Les Simpsons iront jusqu’à la représenter avec celui-ci! Avec Richard, elle se marie et divorce deux fois, et ne cesse d’essayer de le reconquérir. Peu de temps avant de mourir, celui-ci aussi. La comédienne déclare à son sujet, au Daily Mail, en 2009: “S’il me l’avait demandé, j’aurais épousé Richard une troisième fois.” Nous n’en doutons pas non plus. Après le décès de l’actrice, en 2011, le diamant est rebaptisé “the Elizabeth Taylor Diamond”, en son hommage.

Lady Diana Spencer défie le protocole en matière de bagues de fiançailles et choisit la sienne sur catalogue

Nous voulions certes ériger une liste des bagues de fiançailles et fiancées les plus mythiques, mais nous n’avions guère envie de transformer cette liste en une longue liste de monarques: trop facile. À l’exception faite de Grace Kelly, qui pour nous reste dans la catégorie “icône hollywoodienne”, nous nous devions de faire un choix, et nous avons fait celui de Diana Spencer, plus connue sous le nom de “Lady Di”. Ce n’est évidemment pas le genre d’histoire d’amour qui fait rêver, mais chez Hope, nous avons trouvé que cette bague n’en était pas moins à l’image de sa première propriétaire. Elle est d’ailleurs hautement symbolique, surtout pour ses proches: sa deuxième propriétaire n’est autre que Kate Middleton, épouse de son fils, le prince William. Nous sommes au début des années 80, et la Queen Elizabeth II repère Diana Spencer, fille de lord. Elle considère qu’elle réunit douceur, discrétion et modestie, trois qualités essentielles -en plus de sa docilité apparente- pour épouser son fils, le Prince Charles. Ils se marient en 1981. Diana découvre vite cette mascarade et commence à défier le protocole, et la suite, nous la connaissons tous. Mais revenons aux fiançailles. Un détail montre bien que la docilité de Diana n’était vraiment qu’apparente. Dès le début, sa relation avec la Reine devient conflictuelle: Diana ne respecte pas la tradition selon laquelle les bagues de fiançailles royales sont spécialement créées pour l’occasion. Au contraire, Diana la choisit chez Garrard Jewellers, joaillier de la famille royale certes, mais sur catalogue. Pire: accessible à la vente au grand public. Il s’agit d’un anneau en or blanc surmonté d’un saphir de Ceylan de 12 carats, entouré de quatorze diamants, qui lui rappelle sa mère. Diana nous montre que, ce que fiancée veut, fiancée peut, et même si ses opposants ne sont autres que les occupants de Buckingham Palace.

La bague de fiançailles de Kate Moss inspirée de son amour pour Zelda Fitzgerald

On quitte définitivement le XXème siècle pour entrer dans le XXIème: En 2008, Jamie Hince, demande la main de Kate Moss. Pour ce faire, le chanteur des Kills a lentement -mais sûrement- planifié une surprise pour celle qui accèdera à sa demande. J. Hince connaît la fascination que sa future épouse éprouve pour Zelda Fitzgerald, l’épouse de Scott, le célèbre écrivain. “Les heureux et les damnés” est d’ailleurs son livre préféré. Et dans certains passages publiés du journal de Zelda (et volés par son écrivain de mari) elle fait référence à sa bague de fiançailles, au design, bien évidemment, très “années folles”. Le chanteur tente de retrouver la piste de la bague, mais sans succès. Il ne renonce cependant pas, et s’en remet à un musée pour pouvoir trouver les dessins de la fameuse bague, et la reproduire. Opération réussie. Maintenant, nous savons pertinemment que ce n’est pas parce que Kate est fascinée par Zelda que la bague de Zelda est forcément emblématique de Kate. Kate Moss n’était pas durant son mariage -on l’espère- une artiste étouffée et contrôlée par un mari talentueux au tempérament autoritaire, frôlant plusieurs fois la démence jusqu’à y succomber. Alors, quel rapport nous direz vous? Une chose est sûre, Zelda Fitzgerald, au destin tout aussi hors-norme que tragique, était une femme au caractère bien trempé, qui faisait fi des conventions, incroyablement libre, souvent délurée, imperméable aux scandales qu’elle provoquait. Elle n’en faisait qu’à sa tête et aimait  par dessus tout la fête, la danse, et la nuit. Ça vous rappelle quelqu’un? 

hope the diamond store


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